Délégations africaines au SITIC Africa-Canada 2018

Parmi les 15 pays africains représentés lors de la présentation officielle du Forum sur le potentiel numérique africain aux diplomates africains au Canada  à Ottawa, plus d’une dizaine mettent sur pied une mission spéciale.

C’est tout un honneur pour nous d’accueillir des professionnels du secteur des Technologies de l’information. Il sera question des enjeux et des possibilités inouies qui s’offrent aux gouvernements et aux entreprises dynamiques qui ont saisi l’importance de se positionner en Gagnant-Gagnant dans un monde dont les  technologies sont en perpétuelles mutations.

C’est donc du 15 au 16 Octobre 2018 prochain que nous aurons la possibilité de créer des synergies susceptibles d’amorcer des changements, de produire des étincelles dans le secteur des TIC entre l’Afrique et le Canada.

Innovation & Développement

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En parlant d’innovation au Canada, on peut noter que tandis que le gouvernement québécois met 700 M$ à disposition de ses manufacturiers innovants, les instituts de recherche en santé du Canada, Affaires Mondiales et le Centre de Recherche pour le Développement International investissent 36 M$ sur 7 ans à l’initiative “Innovation pour la santé des mères et des enfants d’Afrique” (ISMEA) dont l’objectif est d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants en renforçant les systèmes de santé, avec comme point d’insertion les soins de santé primaires. On parle ainsi d’une approche féministe quant au développement des projets d’accompagnement et d’innovation entre l’Afrique et le Canada, les destinant en priorité aux femmes et aux enfants. Qu’en est-il en matière d’innovation commerciale et technologique entre le Canada et l’Afrique? On sait que l’Afrique s’intéresse de très près au potentiel canadien et multiplie les visites et les initiatives visant l’implication des professionnels canadiens dans le développement des systèmes et des infrastructures; et ceci corrobore l’affirmation selon laquelle que l’Afrique soit en effet le lieu où se joue l’avenir du monde. Ce fut d’ailleurs le principal sujet du Salon Vivatech dont la troisième édition, qui s’est tenue à Paris du 24 au 26 mai 2018, et qui a vu des pointures comme Emmanuel Macron (actuel président français) et Paul Kagamé (actuel président de l’Union africaine et président du Rwanda) se présenter en insistant sur le potentiel qu’offriraient les startups africaines au reste du monde. D’où l’initiative remarquable, dont le président français a fait l’annonce, d’investir 65 Millions d’euros par l’entremise de l’Agence Française de Développement sur les Startup africaines. Une vaste stratégie numérique francophone se met en branle avec comme principal carrefour l’Afrique. Plusieurs entreprises ajustent leurs politiques de développement à l’international, on voit la création de plusieurs corridors commerciaux se mettre en place entre l’Afrique et le Canada. D’ailleurs le Québec aura pour la première fois de son histoire une délégation générale du Québec en sol africain, soit à Dakar, au Sénégal. Tandis qu’on annonce la création d’un Centre africain pour la technologie numérique en Tunisie et que les textes d’application de la Loi “Startup Act” tunisienne voient le jour dans cette même période, une forte délégation canadienne a participé au Salon International des technologies de l’information et de la communication qui s’est déroulé du 10 au 12 avril à Tunis.

À propos des Institutions financières internationales « IFI »

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Les IFI (Institutions financières internationales) telles que la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), apportent du financement aux pays favorables à l’investissement. Elles contribuent ainsi au développement des entreprises et des infrastructures publiques et privées. La Banque Mondiale a ainsi récemment alloué 200 millions $ au développement du solaire off-grid en Afrique. Les pays bénéficiaires du projet sont la Mauritanie, le Tchad, le République Centrafricaine, le Cameroun, le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. C’est à Makhtar Diop (un sénégalais) que revient le rôle de vice-président de la Banque Mondiale pour les Infrastructures. Cette vice-présidence de la Banque Mondiale “regroupe les domaines du transport et de l’économie numérique, de l’énergie et du secteur extractif ainsi que le financement des infrastructures et les partenariats public-privé (PPP)”. Tandis que l’industrialisation de l’Afrique repose sur la formation, il est important de souligner que le Québec et le Canada sont des références en la matière. Lors de la dernière “Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement”, il a été question de “l’importance majeure de la formation qui va permettre aux jeunes de tirer profit de l’évolution des nouvelles technologies et de se préparer aux métiers de l’avenir”. Aux Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement, la Corée annonce l’octroi d’un package financier de 5 milliards de dollars à l’Afrique. Toutes les forces vives de l’Afrique se concertent quant au développement du continent en matière de numérique c’est d’ailleurs un des thèmes de la 53ème édition des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement « L’Afrique et la quatrième révolution industrielle : un tremplin pour sauter des étapes ? ». Les financements sont effectifs, les fonds alloués au développement sont positifs, tout ce qui fait défaut à l’Afrique actuellement c’est l’accompagnement, la formation, l’expertise et des projets viables et envisageables. On parle ainsi de la nécessité de continuer à tirer parti de la technologie, comme le téléphone mobile, pour favoriser une croissance plus inclusive en faveur des jeunes. Pour en parler, rendez-vous au Salon International des Technologies de l’Information et de la Communication Africa – Canada qui se déroulera à Montréal du 15 au 16 octobre 2018.