Les défis de l’innovation en Afrique

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Les défis de l’innovation en Afrique sont nombreux. Selon la Banque Mondiale « L’Afrique peut-elle sauter des étapes pour accélérer son développement et s’imposer comme le royaume de l’innovation ? Cette question est au moins aussi vieille que l’iPhone 1. Il est en tout cas évident que la technologie et l’innovation sont en train de transformer le continent. » En Afrique c’est le téléphone mobile qui permet aux populations d’avoir accès aux nouvelles technologies, il a même permis aux compagnies de téléphonie mobile de se constituer en Banque du jour au lendemain. Selon GSMA Intelligence, en fin 2016, on comptait 320 millions de connexions mobiles en Afrique de l’Ouest, d’ici 2020 on devrait compter sur une hausse de 45 millions d’abonnés supplémentaires.

Selon le rapport «2018 Global Digital», publié par We Are Social et Hootsuite, le monde compte actuellement plus de 4,021 milliards d’Internautes sur une population globale de 7,593 milliards de personnes.

Sur ce volume d’utilisateurs d’Internet, l’Afrique est la région qui a affiché la plus forte progression en 2017. 435 millions d’utilisateurs sur une population de 1,272 milliard de personnes. Le continent a enregistré une progression annuelle de 20%, soit 73 millions de nouveaux abonnés.

AGENCE ECOFIN

« Toutefois, ces réussites masquent une réalité moins radieuse. Plusieurs conditions sont nécessaires pour faire de l’Afrique une terre d’innovation : investir massivement dans les infrastructures, instaurer une réglementation favorable à de nouveaux modèles économiques et, bien entendu, mettre l’accent sur la recherche et le développement, ainsi que sur la science et la technologie. » poursuit Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Selon M. Mezouaghi, directeur adjoint de l’innovation et la recherche à l’Agence française de développement: « l’agriculture est appelée à jouer un rôle de premier plan dans le développement économique de cette région du monde. Et les technologies les plus récentes devront être mises à contribution si on espère atteindre une autosuffisance alimentaire. » Il faudrait repenser l’économie. On promet que l’innovation peut relever les défis les plus urgents en Afrique et la propulser au sommet si les bonnes volontés s’accordent pour créer un environnement propice au développement.

En 2010, un africain sur 12 avait accès à Internet. On ne comptait alors que 86 millions d’utilisateurs, soit un taux de pénétration de 8%.

Pour en parler, rendez-vous le 15 et le 16 octobre 2018 à l’Omni pour le Salon international des technologies de l’information et de la communication Afrique – Canada qui sera axé sur le potentiel africain en matière de numérique.

Transformation digitale en Afrique

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La Transformation digitale de l’Afrique est en cours. On peut parler de la nécessité d’intégrer des technologies agricoles (agro-technologies) dans les différentes politiques mises en place pour améliorer le rendement des terre arables. On peut prendre l’exemple du Kenya, du Nigéria et du Ghana qui en sont les leaders incontestables si on considère les quelques 82 startups agro-technologiques qui opèrent dans 16 pays africains. On peut souligner le fait qu’un nombre important d’entrepreneurs se concentrent sur la fourniture de solutions FinTech pour les agriculteurs.

On peut parler des centrales électriques qui voient le jour ou promettent de voir le jour sur le continent, que ce soit en Afrique de l’Ouest ou en Afrique centrale comme notamment le Cameroun qui mise sur la construction d’une centrale électrique alimenté au Gaz, l’usine flottante de production de gaz naturel de Kribi, juste après l’achèvement d’un nouveau barrage hydroélectrique à Memve’ele. Tous les efforts conjugués pour mettre à niveau le réseau électrique de Yaoundé sont aussi  à souligner ici.

On peut parler du projet de réseau ferroviaire reliant l’Algérie à l’Afrique du sud porté par le milliardaire Issad Rebrab. Un vaste réseau, un projet colossal qui permettra de relier tous les pays d’Afrique et ainsi dynamiser les économies et les échanges commerciaux. On peut aussi parler du nouvel aérogare d’Oran qui est un bijou de technologies vertes ou du jeune kenyan qui a créé sa propre Solar Car. On peut vanter l’archivage numérique de documents qui commence à devenir une réelle nécessité et une solution pour les administrations africaines, mais le mieux c’est de vous donner rendez-vous à l’Omni du 15 au 16 Octobre 2018 pour discuter des enjeux, du potentiel et des opportunités qu’offre le numérique en Afrique lors du Salon International des technologies de l’information et de la communication à Montréal.