Innovation & Développement

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En parlant d’innovation au Canada, on peut noter que tandis que le gouvernement québécois met 700 M$ à disposition de ses manufacturiers innovants, les instituts de recherche en santé du Canada, Affaires Mondiales et le Centre de Recherche pour le Développement International investissent 36 M$ sur 7 ans à l’initiative “Innovation pour la santé des mères et des enfants d’Afrique” (ISMEA) dont l’objectif est d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants en renforçant les systèmes de santé, avec comme point d’insertion les soins de santé primaires. On parle ainsi d’une approche féministe quant au développement des projets d’accompagnement et d’innovation entre l’Afrique et le Canada, les destinant en priorité aux femmes et aux enfants. Qu’en est-il en matière d’innovation commerciale et technologique entre le Canada et l’Afrique? On sait que l’Afrique s’intéresse de très près au potentiel canadien et multiplie les visites et les initiatives visant l’implication des professionnels canadiens dans le développement des systèmes et des infrastructures; et ceci corrobore l’affirmation selon laquelle que l’Afrique soit en effet le lieu où se joue l’avenir du monde. Ce fut d’ailleurs le principal sujet du Salon Vivatech dont la troisième édition, qui s’est tenue à Paris du 24 au 26 mai 2018, et qui a vu des pointures comme Emmanuel Macron (actuel président français) et Paul Kagamé (actuel président de l’Union africaine et président du Rwanda) se présenter en insistant sur le potentiel qu’offriraient les startups africaines au reste du monde. D’où l’initiative remarquable, dont le président français a fait l’annonce, d’investir 65 Millions d’euros par l’entremise de l’Agence Française de Développement sur les Startup africaines. Une vaste stratégie numérique francophone se met en branle avec comme principal carrefour l’Afrique. Plusieurs entreprises ajustent leurs politiques de développement à l’international, on voit la création de plusieurs corridors commerciaux se mettre en place entre l’Afrique et le Canada. D’ailleurs le Québec aura pour la première fois de son histoire une délégation générale du Québec en sol africain, soit à Dakar, au Sénégal. Tandis qu’on annonce la création d’un Centre africain pour la technologie numérique en Tunisie et que les textes d’application de la Loi “Startup Act” tunisienne voient le jour dans cette même période, une forte délégation canadienne a participé au Salon International des technologies de l’information et de la communication qui s’est déroulé du 10 au 12 avril à Tunis.

Transformation digitale en Afrique

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La Transformation digitale de l’Afrique est en cours. On peut parler de la nécessité d’intégrer des technologies agricoles (agro-technologies) dans les différentes politiques mises en place pour améliorer le rendement des terre arables. On peut prendre l’exemple du Kenya, du Nigéria et du Ghana qui en sont les leaders incontestables si on considère les quelques 82 startups agro-technologiques qui opèrent dans 16 pays africains. On peut souligner le fait qu’un nombre important d’entrepreneurs se concentrent sur la fourniture de solutions FinTech pour les agriculteurs.

On peut parler des centrales électriques qui voient le jour ou promettent de voir le jour sur le continent, que ce soit en Afrique de l’Ouest ou en Afrique centrale comme notamment le Cameroun qui mise sur la construction d’une centrale électrique alimenté au Gaz, l’usine flottante de production de gaz naturel de Kribi, juste après l’achèvement d’un nouveau barrage hydroélectrique à Memve’ele. Tous les efforts conjugués pour mettre à niveau le réseau électrique de Yaoundé sont aussi  à souligner ici.

On peut parler du projet de réseau ferroviaire reliant l’Algérie à l’Afrique du sud porté par le milliardaire Issad Rebrab. Un vaste réseau, un projet colossal qui permettra de relier tous les pays d’Afrique et ainsi dynamiser les économies et les échanges commerciaux. On peut aussi parler du nouvel aérogare d’Oran qui est un bijou de technologies vertes ou du jeune kenyan qui a créé sa propre Solar Car. On peut vanter l’archivage numérique de documents qui commence à devenir une réelle nécessité et une solution pour les administrations africaines, mais le mieux c’est de vous donner rendez-vous à l’Omni du 15 au 16 Octobre 2018 pour discuter des enjeux, du potentiel et des opportunités qu’offre le numérique en Afrique lors du Salon International des technologies de l’information et de la communication à Montréal.