À propos des Institutions financières internationales « IFI »

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Les IFI (Institutions financières internationales) telles que la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), apportent du financement aux pays favorables à l’investissement. Elles contribuent ainsi au développement des entreprises et des infrastructures publiques et privées. La Banque Mondiale a ainsi récemment alloué 200 millions $ au développement du solaire off-grid en Afrique. Les pays bénéficiaires du projet sont la Mauritanie, le Tchad, le République Centrafricaine, le Cameroun, le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. C’est à Makhtar Diop (un sénégalais) que revient le rôle de vice-président de la Banque Mondiale pour les Infrastructures. Cette vice-présidence de la Banque Mondiale “regroupe les domaines du transport et de l’économie numérique, de l’énergie et du secteur extractif ainsi que le financement des infrastructures et les partenariats public-privé (PPP)”. Tandis que l’industrialisation de l’Afrique repose sur la formation, il est important de souligner que le Québec et le Canada sont des références en la matière. Lors de la dernière “Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement”, il a été question de “l’importance majeure de la formation qui va permettre aux jeunes de tirer profit de l’évolution des nouvelles technologies et de se préparer aux métiers de l’avenir”. Aux Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement, la Corée annonce l’octroi d’un package financier de 5 milliards de dollars à l’Afrique. Toutes les forces vives de l’Afrique se concertent quant au développement du continent en matière de numérique c’est d’ailleurs un des thèmes de la 53ème édition des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement « L’Afrique et la quatrième révolution industrielle : un tremplin pour sauter des étapes ? ». Les financements sont effectifs, les fonds alloués au développement sont positifs, tout ce qui fait défaut à l’Afrique actuellement c’est l’accompagnement, la formation, l’expertise et des projets viables et envisageables. On parle ainsi de la nécessité de continuer à tirer parti de la technologie, comme le téléphone mobile, pour favoriser une croissance plus inclusive en faveur des jeunes. Pour en parler, rendez-vous au Salon International des Technologies de l’Information et de la Communication Africa – Canada qui se déroulera à Montréal du 15 au 16 octobre 2018.  

Coopération nord-sud-sud

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 La coopération Sud-Sud est mise en œuvre lorsque des pays du Sud s’engagent dans des processus de coopération avec des pays partageant des   classifications géopolitiques similaires. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire concluent ainsi des accords de partenariats avec la Tunisie ou le Maroc, voire la Chine qui devient de plus en plus le principal investisseur dans   bien de pays africains. La coopération Sud-Sud n’exclut cependant pas la coopération Nord-Sud, et au contraire mise même sur une coopération triangulaire Nord-Sud-Sud.

Anis Jaziri, co-fondateur du Tunisia-Africa Business Council (TABC), confiait dans Le Point: » 75 % des échanges se font avec l’Europe. Nous devons consolider nos rapports avec nos partenaires traditionnels (France, Allemagne, Italie, Espagne…), mais nous devons nous diversifier, ouvrir d’autres brèches. Le marché européen, pour les entreprises tunisiennes, est arrivé à maturation. La marge de progression est limitée, il nous faut donc des bouffées d’oxygène. » C’est dans ce contexte que le Canada peut intervenir et oxygéner à sa façon les rapports de coopération commerciaux et économiques.

On parle beaucoup d’industrialisation agricole, mais tous les secteurs industriels sont visés par une totale réforme des infrastructures et des systèmes. Le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi A. Adesina, déclarait lors de la 53ème assemblée annuelle de la BAD « Le ralentissement de la production industrielle de l’Afrique est au cœur du problème du chômage massif des jeunes. C’est pourquoi, sur les 11 millions de jeunes qui entrent tous les ans sur le marché du travail, seuls 3 millions obtiennent des emplois. Pour créer davantage d’emplois – je veux dire des emplois de qualité et bien rémunérés –, l’Afrique doit accélérer son industrialisation. » Tandis que les parlementaires suisses s’entretiennent avec ceux du Burundi, en Afrique, la Banque publique de l’Union Européenne est l’un des plus importants acteurs du développement, avec 2,2 milliards d’euros consacrés par ans au continent. « Nous sommes avant tout une banque de projets dans laquelle les ingénieurs jouent un rôle très important. En Afrique, nous n’agissons jamais seuls mais avec des partenaires tels que l’AFD et la KfW, mais aussi la BAD, l’IFC et la Banque islamique de développement » Ambroise Fayolle, vice-président chargé de l’Afrique de l’Ouest et du Pacifique. Pour en discuter, rendez-vous au Salon International des Technologies de l’Information et de la Communication, du 15 au 16 octobre 2018 à Montréal.